L’annexe

© fulguro

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L'Annexe c'est la vitrine de viceversa, rue Mercerie 9, juste au dessous du mudac.
La présentation réalisée par Fulguro donne un avant-goût de nos collections.


De mars 2008 à décembre 2013, plus de vingt expositions, peinture, sculpture, ou installations se sont succédées au rythme de quatre par année.

PIERRE BONARD — DESSINS — 9 OCTOBRE–31 DECÉMBRE 2013
(L'EXPOSITION EST PROLONGÉE JUSQU'AU 28 FEVRIER)


'Projet' dessin

Les peintures de Pierre Bonard parlent de relation, d’échange, d’amour et d’amitié, de vie, de peurs et de mort. La série proposée pour cette exposition met en scène un objet, toujours le même, dans différentes situations. Ces barques semblent exister par elles-mêmes, incarnations fantomatiques de visions esseulées, elles renvoient par des métaphores oniriques à l’existence.

L’aspect relationnel de la communication semble au cœur des préoccupations de l’artiste. Des corps se côtoient, aveugles, muets, sans yeux ni bras, objets insolites au cœur d’une nature pas forcément hostile bien que puissante. Figures inertes, échouées, figées sur place, elles s’expriment paradoxalement en figurant des actions intrigantes et dénuées d’intervention extérieure. Rapprochées ou éloignées l’une de l’autre, elles sont toujours en harmonie dans leurs rapports charnels emplis de compassion.

Partant d’un outil très classique, le dessin d’objet, Pierre Bonard, en donnant chair à ses figures et en les transposant dans des situations ‘humaines’, explore les méandres de l’âme. Avec la volonté de ne pas trop en dire, il cultive le flou d’une interprétation trop hâtive. Usant de sa maitrise picturale, il exprime au travers de sa sensibilité la complexité de ses angoisses, de sa générosité, de son empathie.

Christian Balmer, Lausanne, octobre 2013

FRANÇOIS KOHLER – 'boa’ ‘dragon’ 19 JUIN – 8 SEPTEMBRE 2013


Allers – Retours
Du réel à l’abstrait, de l’abstrait au réel.

Ne pas diluer la peinture et pourtant figurer le réel.
Ne pas représenter le réel et pourtant utiliser le réel.
Ne pas vouloir créer des images, et pourtant produire des images.
Ne pas faire de photographies, mais laisser les images se produire.
Ne pas montrer le visible pour laisser l’invisible apparaître.
Ne pas prévoir, plutôt laisser les choses venir à soi.
Ne pas fermer les images pour laisser le champ libre au regardant.
Prendre l’arrivée comme point de départ, et ne plus savoir où est le début ou la fin.
Envoyer le spectateur chercher ses sources en lui offrant un point de chute.
Emprunter d’autres chemins pour montrer un chemin.
Être formé à la reproduction, pourtant devenir producteur.
Utiliser le multiple pour rendre hommage à l’unique.
Appeler un boa, voir apparaître un dragon.

Rêver, faire, regarder, se tromper, glisser, devenir, grandir, s’amuser, partager.
François, Kohler, Kohler, François.

SANDRINE PELLETIER — 8 MARS–9 JUIN 2013



lorna bornand 14 DECEMBRE 2012 — 23 FEVRIER 2013



JACQUES-A. BONNARD — 22 MARS 2011 – 28 MAI 2011


Le sel, le sale, le céleste.

Courants d’air, placards oubliés, énigmes, allusions, intrigues, rêves, traques … différentes manières nous sont proposées pour aborder le travail présenté par Jacques-A. Bonnard à L’Annexe. En funambule de l’inconscient, ce chercheur d’images collecte des impressions au fil de son chemin. Ces références digérées, macérées, sont conjuguées par de subtiles mises en relations. Connexions en zigzag, pensées suivant le mouvement sinusoïdal et suave d’une courbe de la pensée deviennent autant de mises en résonnance du champ des images auquel nous sommes confrontés sans vraiment les apercevoir. En fin acupuncteur, il instille dans notre esprit d’un geste déterminé des piques qui réveillent des douleurs enfouies et ancestrales, parts intégrales de notre inconscient physique.

Ces objets transitoires dialoguent entre eux, dialoguent en nous, sont des possibles. Peurs ou envies, fantasmes vibrant et mutant au gré du regard et de l’attention qu’on leur porte, ils réveillent des démons dormants. Au travers de la rencontre de cette part sombre du moi, la profondeur de l’œuvre devient verticale. Tandis que le point culminant de la forme reste fixé au mur, statique au dessus du mouvement doux d’un saule pleureur, la gravité terrestre contredit la verticalité par la noirceur, laissant balancer ce fil animal avec sensualité. Ces images, ces empreintes de la réalité, proposent un point de vue qui n’a, selon l’artiste, rien d’idyllique ou d’imaginaire. Mais la mutation de ces assemblages risque de provoquer des réminiscences qui, tel le sable sous vos pieds, continuera à crisser en vous.

Christian Balmer – mars 2011

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