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Anne Peverelli

annexe

Anne Peverelli - Ailleurs

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ANNE PEVERELLI - AILLEURS

VICEVERSA - L'ANNEXE

EXPOSITION MAI - JUILLET 2010

SAMEDI 1ER MAI 2010, 18 HEURES

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION

OUVERT
SUR RENDEZ-VOUS

VICEVERSA - L'ANNEXE

RUE DE LA MERCERIE 9, 1002 LAUSANNE
021 323 96 34

(d'autres travaux sont exposés durant la même période à la galerie de Saint-François)


ANNE PEVERELLI – Ailleurs

Tout comme son pinceau ne touche pas la toile, Anne Peverelli approche le réel avec distance. Elle lâche son regard comme on lâche un chien qui s’en va errer, fouiner, renifler, pisser où il veut, animal intuitif, inquisiteur, enquêteur sur le monde qui l’entoure. Son œil critique s’ingénie à démontrer les distorsions de la réalité, la noirceur de nos univers, l’énormité de notre contexte urbain, effrayant et pourtant apprivoisé et intégré.

Elle dit peindre en faisant le vide dans son esprit, c’est sans doute pour mieux laisser s’écouler le fluide de ses perceptions animales sur le papier. Parfois les traits dessinés prennent vie, s’enchevêtrent, construisent des architectures improbables qui pourraient nous dire les gestes d’enfants dans un arbre, le mouvement d’une vague, ou simplement un caillou, parfois des explosions festives, des réseaux pris dans les résidus interstitiels de nos complexes environnements. Mais il faudra se méfier de certaines apparitions, elles ne résisteront pas à un examen approfondi.

La pauvreté des moyens utilisés nous laisse dans l’incertitude, à croire que l’artiste l’utilise à dessein. A peine l’objet est identifié, le voilà qui s’esquive, ne correspond pas tout à fait à son modèle, pourrait être autre, son équivocité nous renvoie la question de la réalité de l’existence. Puisqu’il est là, devant nous, présent, presque reconnaissable, pourquoi n’est-il pas nommable? Serait-ce moi, le regardant, qui suis ailleursFace aux œuvres d’Anne Peverelli, on se retrouve quelque part, presque en dehors du temps et de l’espace. Mais si cet ailleurs est ici, cela veut dire que nous n’y sommes pas. Ces figures de l’abstraction nous positionnent en équilibre inconfortable sur la matière qui nous constitue.

Christian Balmer – avril 2010




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